Zones vulnérables, la douche froide et l’écœurement

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publié le 23 avril 2015 :

La FDSEA est atterrée. Une nouvelle fois, démonstration est faite que les pouvoirs publics ne respectent pas leurs paroles, ni n’assument leurs engagements.

Rappelons les faits. En juillet de l’année dernière, l’Etat décide, à la suite d’une condamnation européenne pour défaut de zonage au titre de la directive nitrates, d’étendre les zones vulnérables. Pour le département des Ardennes, cette décision se traduit par la proposition d’ajouter 85 nouvelles communes aux 112 communes déjà classées (essentiellement en région Champagne). La réaction extrêmement vive de la profession a permis de bloquer ce projet. Mais le répit n’était que temporaire.

 

Le tribunal administratif donne raison aux FDSEA

Le syndicalisme régional a porté l’affaire devant le tribunal administratif pour contester l’ajout de plusieurs communes en 2012 dans le bassin Rhin Meuse. Et il a obtenu gain de cause. La juridiction administrative a donné raison à la FNSEA et aux FDSEA et a annulé l’arrêté d‘extension.

Le Gouvernement se livre alors à une séance de rétropédalage comme il en a le secret et annonce à plusieurs reprises qu’il allait revoir sa proposition et réduire de 40% son projet d’extension des zones vulnérables. Cette même promesse a été faite à une délégation de la FRSEA Champagne-Ardenne, à laquelle participait la FDSEA des Ardennes, lors d’une rencontre au ministère de l’Agriculture, le 4 novembre 2014.

Si la FDSEA ne se faisait guère trop d’illusions, elle pensait qu’elle serait entendue… au moins partiellement. La déception n’en est que plus grande lorsqu’elle a appris en fin de semaine dernière, que, non seulement le zonage proposé à l’extension n’était pas en réduction, mais au contraire augmentait. Le nombre de nouvelles communes passera de 85 à 90 ! Une véritable provocation qui en dit long sur la conception de la concertation qui a cours dans les ministères et les agences de bassin.

 

L’élevage à l’herbe est la cible des pouvoirs publics

Alors que, de l’aveu même du Premier Ministre, la directive européenne nitrates doit être revue puisqu’elle ne repose sur aucun fondement scientifique, les pouvoirs publics persistent dans leur erreur manifeste. La FDSEA dénonce cet acharnement qui pénalise, contradiction supplémentaire, des zones d’herbage et un système d’élevage que l’on prétend par ailleurs, comble de l’hypocrisie, vouloir soutenir.

L’élevage à l’herbe est devenue la cible de toutes les décisions politiciennes pour céder on ne sait à quel lobby ou quel diktat bruxellois. Après le désastre du verdissement de la PAC, totalement inadapté à nos systèmes d’élevage mixte herbe maïs, on apprend que bon nombre d’éleveurs qui bénéficiaient de la PHAE ne pourront pas remplir les conditions de chargement de la MAEC « herbes » mise en place pour compenser précisément la suppression de la PHAE. Encore un engagement politicien non tenu ! Et de nouveau, les éleveurs vont être les premières et seules victimes de l’extension des zones vulnérables !

 

La FDSEA ne cautionnera rien !

Écœurement, c’est sans doute le sentiment que beaucoup d’éleveurs ressentent aujourd’hui. Et avec eux, leurs responsables syndicaux qui ont dépensé tant d’énergie pour défendre l’élevage ardennais, faire des propositions constructives et présenter des arguments de bon sens.

Ecœurement, certes, mais pas découragement ! La Fédération ne compte pas en rester là ! Concernant la zone vulnérable, la FDSEA conteste l’extension, tant dans la forme que sur le fond. Sur la forme, parce qu’il n’y a pas eu de concertation, seulement une parodie de concertation destinée, au prix de mensonges éhontés, à désamorcer la colère paysanne.  Sur le fond aussi, parce que l’extension de la zone vulnérable n’est qu’une décision purement politicienne dénuée de tout fondement scientifique.

 

Face à ce génocide programmé de notre élevage, la FDSEA lance un triple message :

Aux représentants élus de la Nation : Messieurs les Parlementaires, réveillez-vous ! Empêchez l’assassinat organisé de l’élevage. Le pouvoir vous appartient et à vous seuls, pas aux hauts fonctionnaires des bureaux ministériels, totalement déconnectés des réalités économiques.

Au Gouvernement : après tant de trahisons, de renoncements et de mensonges, vous avez perdu tout crédit ! N’attendez plus la moindre concession de la part de la FDSEA.

Aux éleveurs : ne cédez pas au découragement ! La Fédération, quand bien même son combat sera inégal et  difficile, ne renoncera pas à vous défendre. Soyez-en assuré ! Ensemble, avec opiniâtreté et persévérance, défendons nos valeurs et notre élevage.

 

Le bureau de la FDSEA

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