Elevage et productions végétales, une richesse commune qu'il faut faire vivre

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Philippe Baudet, président de la fdsea, revient sur la météo des derniers mois

Publié le 3 août 2012

 Si les aléas de la météo font partie du métier d’agriculteur, les excès de leur durée perturbent fortement leur travail.

Il y a d’abord eu le gel de février, occasionnant les dégâts que l’on sait sur les cultures en terre. Si notre département a été un peu moins touché que d’autres, il n’empêche que nos cultures d’hiver ont bien souffert.

Et puis, il y a eu le temps sec de mars, laissant craindre une répétition de la sécheresse printanière de 2011.

Avril et ses gelées tardives ont affecté durement l’arboriculture départementale. Une mission d’enquête « calamités agricoles » s’est rendue sur place les 23 et 24 juillet. Elle a estimé à plus de 70% les pertes moyennes sur la production de pommes et poires.

L’arrivée des pluies, salvatrices au début, ont repoussé les craintes d’une nouvelle sécheresse qui aurait été catastrophiques pour les éleveurs.

Mais, la persistance des précipitations depuis mai a apporté d’autres tracas aux éleveurs comme aux céréaliers et aux apiculteurs. Pour les premiers, c’est la pousse de l’herbe et surtout la récolte de foin qui ont été perturbées par cette météo exécrable. Fin juillet, certains en étaient encore à terminer la fenaison. Pour les cultures, le retard de maturité et les pluies intermittentes mais persistantes, ont empêché, jusqu’à ces derniers jours, le démarrage de la moisson. Pour les apiculteurs, une production de miel très faible.

Ces conditions météorologiques extrêmes rendent encore plus d’actualité l’opération paille de la Fdsea. La situation n’est pas comparable à celle de 2011, fort heureusement. Mais certains éleveurs pourraient connaître des difficultés d’approvisionnement si on n’organise pas les mises en relation entre les éleveurs et les céréaliers. La Fédération a déjà reçu des demandes  pour 2 000 tonnes, mais peu d’offres à mettre en face. Rien n’est encore perdu, et on sait bien que c’est dans les derniers jours avant la moisson que les offres arrivent.

Il est maintenant temps de faire connaître vos disponibilités à la Fdsea. Je compte sur la solidarité de notre réseau syndical pour mener à bien cette opération et attends un engagement fort de chacun de nos adhérents.

L’élevage et les productions végétales sont complémentaires et une richesse commune de notre département ; il faut la faire vivre.

A tous, la meilleure moisson possible et une bonne récolte de fourrages, avec des conditions météo plus favorables.

Philppe Baudet
Président de la Fdsea

 

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