La FDSEA à la Foire Agricole de Sedan

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publié le 23 septembre 2014 :

Sedan : la FDSEA exprime le ras le bol des agriculteurs

 

La FDSEA avait choisi les journées de l’élevage de Sedan et leur notoriété pour engager une série d’actions syndicales qui vont se poursuivre jusqu’en fin d’année … et au-delà, si les attentes des agriculteurs ne trouvent pas des réponses rapidement.

Cette première action syndicale, la FDSEA l’avait voulue maitrisée et dosée. Maîtrisée pour ne pas perturber le bon déroulement d’une manifestation agricole reconnue et appréciée. Mais en même temps dosée pour exprimer aussi de manière forte l’exaspération des agriculteurs.

 

Manger français et lever les contraintes à l’exercice du métier

C’est d’abord au moment de l’inauguration des journées de l’élevage et de la foire commerciale, samedi en milieu de matinée, que la FDSEA avait choisi d’intervenir une première fois. Avant le traditionnel « coupé de ruban » qui démarre le cortège des officiels, le Président Thierry Huet a exprimé au micro toute l’amertume d’agriculteurs qui n’en peuvent plus des réglementations, des normes, des contrôles (lire ci-dessous). Pour le soutenir dans son intervention, plusieurs dizaines de responsables agricoles départementaux et d’adhérents arboraient un brassard noir, « signe de nos inquiétudes et de nos craintes en l’avenir ». Derrière lui, une barrière  portant le message explicite : « Stop, zone interdite : zone vulnérable » interdisait symboliquement l’entrée du cortège officiel sur la foire.

Le second temps fort de cette action s’est tenu le dimanche en fin d’après-midi, avant le défilé des animaux primés, C’était le moment pour quatre vaches revêtues d’une robe noire et porteuses de slogans, de prendre possession du ring de présentation devant les officiels : stop à la surrèglementation ; stop à la paperasse ; stop à la zone vulnérable ; mangeons français, produisons français ; laissez-nous travailler. Accompagnant l’entrée des  vaches « contestataires », le Secrétaire général de la Fédération, Jérôme Cousin, exprimait, comme l’avait fait la veille le président de la FDSEA, l’incompréhension et la colère des agriculteurs (lire ci-contre). Une dernière prise de parole se déroulait un peu plus tard sur la prairie qui accueillait les chevaux ardennais, où le message syndical de la Fédération était porté aux yeux de tous les spectateurs par un jeune poulain.

 

Une communication très ciblée

Pendant ces trois journées de l’élevage, la Fédération n’a pas voulu s’adresser uniquement aux décideurs, aux politiques, aux représentants de l’administration, mais aussi aux consommateurs et aux agriculteurs. Les responsables de la FDSEA ont enchaîné les  points presse et rencontré plusieurs journalistes tant de la presse écrite que des radios locales pour expliquer leur message.

Aux consommateurs, la FDSEA dit simplement : « si demain vous voulez manger français, il faut produire français »

Aux politiques et aux administrations, la FDSEA rappelle : « si demain vous voulez des exploitations agricoles pour produire, il faut les libérer de leurs contraintes. »

Aux agriculteurs, la FDSEA demande : « si demain vous voulez être défendus, alors levez-vous et mobilisez-vous. »

P. CLAUSSE

 

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