une délégation Ardennaise à Paris contre la zone vulnérable

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Publié le 3 décembre 2014 :

Une délégation composée de représentants de la FDSEA, de la Chambre d’Agriculture et de JA 08 s’est rendue au ministère de l’Agriculture le 4 novembre dernier. Elle a été rejointe à Paris par les députés à l’origine de l’invitation : Bérangère Poletti et Jean-Luc Warsmann, qui avaient été sensibilisés aux problèmes par les différentes actions menées lors de la Foire Agricole de Sedan.

Hervé Durand, directeur adjoint à la Direction Générale des Politiques Agricole, Agroalimentaire et des Territoires, et Emma Doucet, chargée de mission, ont reçu la délégation pendant 1h20. Hervé Durand a abordé le dossier de la manière suivante :

- Etablir un diagnostic préalable des exploitations d’élevage concernées, pris en charge à 100 % par l’Etat. L’objectif est de calculer l’investissement pour réaliser la mise aux nouvelles normes au moindre coût, en proposant l’auto-construction par l’exploitant. L’état subventionnerait éventuellement tout ou partie des matériaux.

- Les crédits nécessaires, estimés à 35 millions d’euros pour les Ardennes, seraient essentiellement réclamés aux Agences de l’eau.

La délégation ardennaise s’est démarquée de cet exposé et a fait part de ses questions et remarques techniques : sur le seuil de 18mg/litre de nitrates, sur l’utilité et le coût de ces mises aux normes, sur les possibilités d’auto-construction par les éleveurs… Ainsi que des remarques sociétales comme, par exemple, la justification vis-à-vis de la population française de mettre un toit sur une fumière alors que des gens dorment dehors.

Le représentant du ministère a conclu en apportant diverses précisions :

- Le délai de mise aux normes de la zone d’extension 2012 est fixé à octobre 2016.

- Le délai de mise aux normes pour la future zone d’extension n’est pas encore établi, mais sera en tous cas au-delà de 2016.

- Après négociation avec le ministère de l’Environnement, il devrait être possible de soustraire au moins 30 % des communes concernées par la nouvelle zone vulnérable sur deux critères : la délimitation des masses d’eau polluées et le retrait des masses d’eaux saines. La décision devrait intervenir avant la fin décembre 2014.

La délégation a pris acte, mais du côté de la FDSEA, on affichait toujours un refus d’accepter une quelconque extension de la zone vulnérable.

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