Blocage des abattoirs : trois jours et deux nuits…

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Plus de 80 exploitants Ardennais avaient répondus présents.

Mise en ligne le 23 juin 2015:

 

A l’appel des FDSEA, des JA et  des sections bovines, les éleveurs de viande bovine ont engagé une action de blocage des entreprises d’abattage partout en France. Pour les Ardennais et les éleveurs de la région, c’est l’abattoir  de Vitry-le-François qui a fait les frais de l’action. De lundi 11 heures jusqu’à mercredi après-midi, les éleveurs se sont relayés devant le site d’abattage pour empêcher toute entrée d’animaux et toute sortie de carcasses.

Les raisons de ce mouvement sont connues et ont été expliquées depuis plusieurs semaines : des trésoreries au bord du gouffre, des éleveurs proches de la crise de nerf et une mauvaise répartition de la plus-value avec l’aval.

Il est urgent de retourner autour de la table des négociations pour remettre à jour les accords interprofessionnels : Il manque toujours 60 centimes par kilo de carcasse au départ de la ferme qu’il faut retrouver rapidement.

Le but des éleveurs était clairement affiché : bloquer l’entrée des animaux pour faire pression avant la table ronde avec les acteurs de la filière qui se tenait mercredi dernier sous l’égide du ministre de l’agriculture.

Les Ardennais n’ont pas ménagé leur peine et ont largement répondu présents. Ils étaient plus de 80 dans la nuit de lundi à mardi.

Dominique Philippoteaux, président de la section viande, Thierry Huet, président de la FDSEA, et Guillaume Leriche, président des JA08 ne cachaient pas leur satisfaction devant la mobilisation de leurs troupes. Et ils n’ont pas manqué de remercier les éleveurs présents pour leur participation et leur implication. « Quoiqu’il arrive, cette mobilisation aura été utile », souligne Thierry Huet, qui est convaincu que seul le terrain et les adhérents pourront faire bouger les positions.

Les producteurs attendaient de la tenue de la table ronde au ministère de l’Agriculture des résultats concrets sur leurs deux revendications prioritaires :

La reconnaissance de la gravité de la crise subie par l’élevage et la nécessité d’une réaction collective de l’ensemble de la filière.

Un engagement ferme des acteurs de la filière de revaloriser les prix à la production, seul moyen de restaurer la marge des exploitations, en prenant en compte les coûts de production.

Les éleveurs ardennais et leurs organisations syndicales sont déterminés. Il est hors de question de relâcher la pression et, après les abattoirs, la grande distribution est dans leur collimateur en cas d’échec des discussions. Les éleveurs n’ont pas d’autre issue : il faut arrêter la stratégie suicidaire du plus bas prix.

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