Mange-t-on français au restaurant administratif de Charleville ?

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L’objectif étant de vérifier si les recommandations du ministre étaient appliquées dans les administrations ardennaises. Conclusion : peut mieux faire !

Publié le 30 juillet 2015:

Dans ses dernières déclarations, le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll n’a eu de cesse de prôner l’origine France dans la restauration hors domicile. Alors le 28 juillet dernier, les administrateurs de la FDSEA et des JA des Ardennes sont allés vérifier si les recommandations du ministre de l’Agriculture étaient appliquées dans les administrations ardennaises.

Ainsi, ils se sont invités, à l’heure du déjeuner, au restaurant administratif de Charleville-Mézières, pour regarder de plus près l’origine de ce qui est servi aux 300 salariés de la fonction publique, qui en moyenne y prennent chaque jour leur repas de midi. 

Pour comprendre comment fonctionne le restaurant, il faut savoir que celui-ci est géré par une association qui regroupe différents représentants de l’administration ( préfecture, ville de Charleville, etc…) Cette association, après un appel d’offre, mandate un prestataire de services, ici Eurest, pour assurer la restauration.

« Un cahier des charges très précis nous est fixé, explique  Alexandre Drouhot, salarié d’Eurest en charge du restaurant de Charleville. Et ce cahier des charges, les agriculteurs de la FDSEA aimeraient bien le connaître en détail, car il semble que c’est avant tout une question de prix à ne pas dépasser.

Alors pour choisir ses produits, si le chef ne serait pas contre faire la part belle aux productions françaises, aux produits locaux, aux produits frais, difficiles de faire rentrer tout cela dans un menu complet qui au final sera vendu pas plus de 5 euros. 

Toutes les commandes se font auprès de  la centrale d’achats, affiliée au groupe Eurest. « Je ne peux pas en direct, faire appel à un producteur local, précise Alexandre Drouhot. Il faut avant que je fasse une demande pour que celui-ci soit référencé. Alors, des producteurs locaux avec qui j’aimerais travailler, j’en connais plein, assure le gérant, mais je ne peux pas ». 

Ainsi, dans les frigos du restaurant administratif, on trouve du bœuf d’origine française («les 3/4 de la viande de bœuf qui est  servie», assure le chef). Pour le reste, du bœuf qui vient d’Allemagne, des Pays-Bas, et des entrecôtes qui  parfois viennent d’Australie. Des cartons de porcs français, mais des aiguillettes de poulet tout droit venues de Lituanie. 

 

Un effort à faire du côté des consommateurs

Les consommateurs ne seraient-ils pas prêts à mettre un peu plus cher pour s’assurer d’avoir dans leurs assiettes des produits de qualité ? « Ce que veut le consommateur, c’est un prix,  constate le gérant du restaurant. Les habitudes de consommation ont changé. Le consommateur consacre malheureusement une part de plus en plus faible de son budget à l’alimentation ». 

Le bio rencontre certes un  certain succès auprès des usagers de la cantine. « Mais le bio, ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt, regrettent les membres de la FDSEA.  En effet, la loi impose 20 % de produits bio dans la restauration collective. Thierry Huet, président de la FDSEA des Ardennes dénonce l’effet pervers que peut avoir une telle mesure.

« Avoir 20 % de bio c’est bien, mais si c’est pour derrière tirer les prix au maximum sur les 80 % restant en s’approvisionnant avec des produits de mauvaise qualité. Nous préférerions plus d’équilibre ». 

V. Ingebos

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