Pas d’usines, sans producteurs !

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Une manière de dénoncer un prix du lait payé aux producteurs trop bas et qui ne couvre pas les coûts de production.

Publié le 30 juillet 2015 :

Solidaires des actions qui ont secoué la France entière, ces derniers jours, les agriculteurs ardennais ont exprimé eux aussi leur détresse en bloquant le 23 juillet dernier les accès aux deux laiteries du département.

Dès 8h30, près de 150 d’éleveurs étaient rassemblés, à l’appel de la FDSEA et des JA des Ardennes, devant les usines Ucanel-Lactalis de Rouvroy-sur-Audry et Nestlé de Challerange.

« Si on est nombreux aujourd’hui, c’est que l’élevage va mal, alerte le secrétaire général de la FDSEA des Ardennes, Jérôme Cousin. Les trésoreries sont dans le rouge. On est financièrement dans des situations que l’on a rarement connues. Toutes les filières d’élevage  vont mal. Et avec un prix du litre de lait à 30 centimes, on ne va pas tenir longtemps comme ça. Car à ce prix-là, les producteurs perdent de l’argent ».

 

Des intermédiaires qui ne jouent pas le jeu !

Si les transformateurs étaient ainsi ciblés, c’est que les producteurs demandent à y voir plus clair dans les différents maillons de la filière. «  On sait qu’il y a des intermédiaires qui ne jouent  pas le jeu et qui s’approprient la majorité de la valeur ajoutée », dénonce Jérôme Cousin. C’est l’intérêt de la filière de se préoccuper de ses éleveurs. Les industriels doivent avoir à l’esprit qu’il n’y a pas d’avenir pour leurs usines s’il n’y a plus d’éleveurs. Nous avons besoin d’être respectés, et nous avons besoins que tout le monde prenne ses responsabilités : les consommateurs, la filière, les politiques »

 

Le prix, le prix et le prix !

Alors quand on interroge les représentants de la FDSEA sur les mesures annoncées par le Gouvernement, ces derniers les jugent avant tout comme « un bel effet d’annonce ». Et de constater : « On ne s’attaque pas au fond du problème. Des plans comme celui-là, On n’en a déjà connu beaucoup. Cela ne règle pas les  problèmes structurels. On ne fait qu’ajouter de la dette à la dette. Ce dont les éleveurs ont besoin, c’est : le prix, le prix et le prix ! »

Au-delà de la question des prix, les agriculteurs pointent les problèmes liés aux charges, aux normes toujours plus lourdes et qui grèvent la compétitivité des éleveurs français. « On aura beau augmenter le prix, si les  charges augmentent derrière, cela reviendra au même », dénonce Damien Cordier, représentant des Jeunes Agriculteurs 08.

 

Des agriculteurs déterminés à ne pas en rester là

Si le blocus de Challerange a été levé aux alentours de midi, les agriculteurs présents à Rouvroy ont poursuivi leur action en bloquant la circulation au niveau du rond point du Piquet puis sur différents axes routiers en direction de Charleville.  

Les agriculteurs ardennais ne comptent pas en rester là. D’autres maillons de la filière sont dans le viseur. « Nous sommes là chez les transformateurs, mais on sait que demain, il nous faudra demander des comptes à la grande distribution, il nous faudra aller voir ce qui se passe dans la restauration hors domicile (lire en page 5). Nous ne sommes pas  au bout de notre combat », annoncent la FDSEA et les JA. 

 

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