La Fdsea rencontre le Préfet

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Publié le 16 avril 2013 :

Une délégation de la Fdsea et des JA, conduite par leurs présidents respectifs, Philippe Baudet et Frédéric Louis, a été reçue sur le coup de 11h30 par le Préfet Pierre N’Gahane, accompagné du Directeur adjoint de la DDT, Jean-François Laigre. L’entretien a duré une bonne demie heure, qui a permis de faire le point sur la situation de l’agriculture départementale et plus particulièrement de l’élevage. « Les éleveurs n’arrivent plus à vivre de leur métier. Nous sommes étouffés par les excès de contrôle tatillon » indiquait en préambule Philippe Baudet qui reprend : « Nous avons besoin d’espace de liberté. Ce qui compte, c’est de produire, mais c’est aussi de vendre. » Visées, les GMS. «  Nous ne demandons pas à l’état de fixer les prix, mais il doit être le garant du bon déroulement des négociations entre les uns et les autres. L’Etat doit s’impliquer dans ces domaines. » Le Préfet s’est déclaré bien conscient du décalage entre les céréaliers et les éleveurs et de l’enjeu que représente l’élevage pour le pays. De son côté, Jean-François Laigre s’est inquiété de l’envolée du coût des aliments. Argumentant sur la nécessité d’une revalorisation des prix, Dominique Philippoteaux, responsable de la commission viande à la Fdsea, faisait valoir « qu’on en est au même prix qu’il y a 30 ans » avant que Philippe Baudet n’intervienne pour indiquer que  « cela ne représente pas des hausses importantes pour les consommateurs. »

Autre sujet sensible, celui des trois dossiers TéléPAC non payés à la suite d’une petite erreur dans le remplissage du formulaire de demande. Pour la profession, cette situation aberrante est l’exemple même d’une sur-administration aveugle. C’est aussi, à cause de cette surdose administrative que des agriculteurs baissent les bras et veulent arrêter le métier. Comme un symbole, le président de la Fdsea a remis au Préfet des petites croix … à mettre par l’administration dans les cases non cochées.

Non prévu au programme de la matinée, la situation de la tuberculose s’est invitée dans les discussions, avec la mise en évidence d’un quatrième cas de tuberculose dans les Ardennes. Face aux interrogations de la profession qui craint que la maladie fasse tâche d’huile, le Préfet a adopté une position plus rassurante signalant qu’il n’y a pas d’inquiétude particulière dans les Ardennes. Les membres de la délégation professionnelle en sont moins convaincus et reprochent à l’administration centrale de ne pas avoir apporté toute la diligence nécessaire pour rechercher des éventuelles causes de contaminations par la faune sauvage et spécialement le blaireau. Les premiers prélèvements ont été effectués sur des blaireaux et les premières analyses sont en cours. Les résultats diront qui avait raison ou tort.

 P. Clausse.

 

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