Premier conseil pour le nouveau président Thierry Huet

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Publié le 21 mai 2014 :

Traitements en floraison : entendre les voix de la raison

 

C’était le baptême du feu, mercredi dernier, pour le président de la FDSEA qui animait son premier conseil d’administration depuis son élection en février dernier. Depuis, Thierry Huet a pris du galon en étant également élu à la présidence de la FRSEA Champagne-Ardenne. « Une décision prise en accord avec les membres du Bureau, explique le double président, car il n’est pas question de délaisser le travail au niveau départemental. »

 

Le premier enjeu est de remotiver la base

Dès cette première réunion de travail avec les administrateurs, Thierry Huet a impulsé son style : « Je souhaite articuler les travaux du conseil d’administration autour de trois temps : un temps de restitution des événements intervenus entre les réunions du Conseil ; un temps consacré à la remontée des informations du terrain ; enfin, un temps de débat et de prise de décisions sur les positions syndicales ».

Le Bureau élu en février dernier veut voir loin et a engagé une réflexion sur le fonctionnement de la Fédération à court et moyen terme. « L’équipe qui a été renouvelée veut écrire sa feuille de route, en partant de la question essentielle : qu’est-ce que nous voulons faire de la FDSEA demain ? » indique Thierry Huet, qui précise les grandes étapes de cette réflexion : définir les valeurs qui nous unissent, préciser les missions que l’on se donne, décider les actions à engager.

Dans la salle, les administrateurs partagent le même sentiment sur la nécessité pour la Fédération d’avoir une vision d’avenir à plus longue échéance. Les enjeux sont nombreux : s’adapter à l’évolution de l’organisation  territoriale, remobiliser les agriculteurs, clarifier les lignes politiques du syndicat, redonner des repères sur le terrain. « La base est loin de la tête, il faut remettre une colonne vertébrale » analyse de façon imagée l’un des vice-présidents, Éric Labbé, qui pose ainsi tout le débat de la communication entre les adhérents, les syndicats cantonaux et la FDSEA.

Pour autant, et si le Conseil reconnaît la nécessité d’évoluer, il ne faut pas noircir le tableau. Le modèle syndical agricole est reconnu pour son efficacité et envié, … mais trop souvent à l’extérieur du monde agricole. La base a le sentiment que la FDSEA a de moins en moins de pouvoir devant l’administration et les lobbies environnementalistes. C’est vrai pour partie, mais le syndicalisme agricole reste encore influent ; son problème, il ne fait pas suffisamment savoir ce qu’il fait.

 

Statut de l’animal, directive nitrates, traitements phytosanitaires

A en croire les témoignages des présidents cantonaux, c’est moins la réforme de la PAC ou la loi d’avenir pour l’agriculture qui préoccupe actuellement les agriculteurs, que les informations diffusées par les médias sur le statut de l’animal, la directive nitrates, les restrictions d’épandage sur les parcelles en pente, ou encore la question des traitements insecticides pendant la journée. Le Conseil souhaite que la Fédération communique sur ces sujets et fasse connaître les actions conduites par le réseau syndical pour s’opposer à ces projets néfastes pour l’agriculture. C’est d’ailleurs pour combler une partie de ce déficit d’information que la FDSEA a décidé de tenir quatre réunions d’arrondissement du 19 au 22 mai.

Ainsi, concernant l’amendement sur le statut de l’animal, le syndicalisme a choisi de ne pas surmédiatiser ce sujet très sensible dans l’opinion publique, mais de mener une action de lobbying auprès des Parlementaires. Car, contrairement à ce qui est laissé entendre par les médias, le texte n’est toujours pas adopté !

Autre exemple avec la directive nitrates. Catherine Charlier explique aux administrateurs les actions menées au niveau régional et dans les départements pour assouplir certaines dispositions inacceptables par la profession. Elle souligne que la pression de la FRSEA et des FDSEA a permis, par exemple, de retarder les restrictions d’épandage sur les sols en pente.

La FDSEA suit également de très près le dossier de l’A304 et des compensations écologiques. « La difficulté souligne le Secrétaire général, Jérôme Cousin, c’est que l’interlocuteur officiel de l’administration est la Chambre d’Agriculture et que la FDSEA n’est pas directement consultée. » Toujours est-il que le syndicalisme refuse que des parcelles soient retirées de la production agricole au nom d’un principe de compensation écologique.

Pour finir sur ces dossiers d’actualité, l’avis rendu par l’Anses recommandant de ne réaliser les traitements insecticides et acaricides qu’après le coucher du soleil et dans les trois heures qui suivent, a suscité de vives réactions sur le terrain. Si le but poursuivi de protéger les abeilles et les insectes pollinisateurs est louable, les préconisations ne sont pas supportables par les agriculteurs. La FNSEA s’est immédiatement mobilisée (lire encadré).

Sur tous ces sujets, la FNSEA au niveau national et les FDSEA dans les départements, sont constamment sur la brèche, comme les producteurs de viande le sont depuis quelques jours à l’appel de la FDSEA pour vérifier la conformité des étiquetages de la viande dans les grandes surfaces et intervenir en cas d’irrégularité constatée.

Plus que le manque d’actions, c’est le manque de communication qui fait défaut à la FDSEA.

 

P. CLAUSSE

l'élevage Porcin: parlons-en !!

Nos batiments d'élevage

Toutes les émissions dans la médiathèque