Assemblée Générale des syndicats cantonaux de Flize et Omont

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Publié le 29 janvier 2015 :     

  « trop de normes tuent l’élevage ! »

La nouvelle régionalisation était au cœur des débats de cette assemblée générale des syndicats cantonaux de Flize et Omont.

« Elle a, dès à présent, de nombreuses conséquences, explique Thierry Huet, président de la FDSEA. La nomination d’un nouveau DRAAF en mai 2015 et la disparition de la chambre régionale. Demain, face à ces changements, il faudra que la profession agricole s’adapte et soit présente pour ces nouveaux enjeux, afin de défendre sa place et ses spécificités. Cependant, plus les instances s’éloignent du terrain, plus on a des difficultés à rester partenaire ».

« La zone vulnérable, aujourd‘hui, on en est où ? », questionne, inquiet, Jean-François Baelden, président du syndicat cantonal de Flize.

« On a un contentieux avec l’Europe, qui a mis à l’amende la France en ce qui concerne la délimitation de ces zones vulnérables, ainsi que le manque de moyen mis en œuvre pour limiter les pollutions dues aux nitrates », précise Thierry Huet. En ce sens, la Commission européenne demandait que l’on prenne, entre autres,  des mesures nécessaires pour éviter le lessivage.

La France a retranscrit avec zèle cette demande en interdisant l’épandage sur les sols en pentes. Les actions syndicales que l’on a menées tout au long de l’année ont permis de négocier un assouplissement de cette règle, mais qui n’est pas encore acté.

L’interdiction ne concernera plus que les parcelles en pente débouchant sur un point d’eau. La mise en place d’une bande tampon, pour limiter le ruissellement, devra alors être implantée.

« En attendant, les réglementations changent, et c’est toujours aux éleveurs de s’adapter. On a fait une mise aux normes, il y a maintenant quelques années, que l’on n’a pas encore fini de rembourser, et ils rechangent les règles. Cette surcharge réglementaire et environnementale n’est plus acceptable ! », lâche, excédé, un exploitant.

En effet, constate Thierry Huet, « c’est pour cela qu’il ne faut pas que l’on relâche la pression ». Ces nouvelles mises aux normes représenteraient pour les agriculteurs de Champagne-Ardenne, un montant astronomique de 25 millions d’Euros. Qui va mettre la main à la poche ? Quand on sait que l’enveloppe du plan de modernisation va être engloutie par les mises aux normes, on marche sur la tête.

L’administration est schizophrène, car elle se targue de vouloir favoriser les exploitations de taille familiale, alors que ces mises aux normes vont toucher en majorité les troupeaux de 30 à 70 vaches. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises, les dépôts aux champs sont dans le collimateur de la commission européenne qui argue du fait qu’il s’agit d’une tolérance.

 

Changement systématique de forme juridique en GAEC : attention !

« Comment ça va se passer pour la transparence GAEC avec la nouvelle réforme ? » s’inquiète un adhérent. Thierry Huet informe, que depuis le premier janvier 2015, tous les GAEC qui se créent vont passer devant une commission d’agrément.

Il faudra alors faire attention à l’argumentaire mis en avant afin de valider ce changement de forme juridique.

Cependant pour bénéficier de la transparence GAEC, chaque associé doit participer de manière effective et permanente à l’activité agricole dans le groupement. Cette participation est mesurée par la notion de renforcement économique. Ce ne sera donc plus l’apport de surface minimum qui servira de référence. Le plafond à trois associés est également supprimé.

L. DENIS

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