Syndicat cantonal de Machault : le biogaz, une diversification d’avenir

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Publié le 8 janvier 2014 :

En cette période traditionnelle de vœux, Thierry Huet, nouveau président de la FDSEA des Ardennes, espére que cette année 2015 soit davantage teintée d’espoir : « Cette année nous nous  sommes donnés les moyens de nos ambitions sans perdre de vue nos objectifs, a-t-il déclaré. Suite à nos nombreuses actions syndicales, nous avons un pied dans la porte en ce qui concerne l’extension de la zone vulnérable. Mais il ne faut pas relâcher la pression afin que l’administration fasse davantage preuve de pragmatisme ».

Jean-Louis Rolland, président du syndicat cantonal de Machault, est, quant à lui, revenu sur les actions du canton, et surtout sur l’opération exceptionnelle d’augmentation du capital du GFA Mutuel de Machault par la création de 56 parts. En fédérant les forces locales et en trouvant de nouveaux porteurs de part, le canton a permis de pérenniser une exploitation.

 

Une source d’énergie d’avenir avec la méthanisation

Toujours innover, tel était le maître mot de cette Assemblée générale du syndicat cantonal de Machault,en mettant en avant la méthanisation.

Ainsi, l’enthousiasme communicatif de Guillaume Ponsin, agriculteur et concepteur de projets de méthanisation, a conquis les personnes présentes. De l’enthousiasme, il lui en a fallu : quinze mois de démarches administratives, pour sept mois de chantier. 10 000 A d’impôts en préambule, pour le soutien aux énergies renouvelables, alors qu’il n’a eu le droit à aucune  subvention. Heureusement pour lui, ses nombreuses années en Allemagne, pays précurseur en matière de méthanisation, lui ont permis d’avoir une vue d’ensemble au niveau des partenaires qui gravitent autour d’une unité de méthanisation. Car en Allemagne, ce sont les industries qui viennent solliciter les producteurs de biogaz afin de travailler avec eux. Alors qu’en France, l’agriculteur doit démarcher les entreprises susceptibles d’être partenaires. « Au niveau du fonctionnement, c’est tout simplement une vache en béton », explique-t-il. Pour sa part, Guillaume Ponsin a choisi d’introduire des effluents d’élevage ainsi que des pulpes de sucrerie et des betteraves à sucre. La difficulté est d’avoir un approvisionnement constant. La stabilité de l’intrant est importante, trop de variétés engendrent trop d’instabilité.

 En se dégradant, ils produisent du gaz,  qui servira à produire de l’électricité. Le processus produit également de la chaleur qui est valorisée, en tant que système de chauffage, en remplacement d’un système fioul au sein de l’exploitation, mais également pour sécher des plaquettes de bois qui sont ensuite revendues. Le résidu de cette fermentation, le digestat, est épandu sur les parcelles de l’exploitation, ce qui permet une économie sur les engrais. Malheureusement, il existe encore un flou juridique en France en ce qui concerne le digestat. Ce qui empêche sa vente directe.

« Au niveau du point d’équilibre du poste maintenance, des chiffres de l’ADEME démontraient qu’il fallait revoir les business plan ? » s’interroge un adhérent présent. Guillaume Ponsin précise que les chiffres de l’ADEME ne prennent pas en compte le fait que les bénéfices sont mis de côté pour justement la maintenance des moteurs. Ceux-ci peuvent atteindre 80 000 heures sans problème, mais c’est l’évolution des technologies qui imposera aux producteurs de biogaz de changer leurs moteurs pour qu’ils soient toujours plus optimums.

L’innovation, la recherche de nouvelles technologies, l’agriculture est bien un secteur de pointe à ne pas négliger, mais qui peine à le faire savoir.

L. DENIS

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