Quand on sème, c’est jamais trop…

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Publié le 3 mars 2016 :

Ils n’étaient pas trop de trois, les Présidents des cantons de Charleville, Mézières et Renwez, pour balayer l’actualité agricole locale, départementale et nationale, le 22 février à la salle communale de Fagnon: chute des rendements de maïs et opérations pulpes, SNA et BCAE7, les sujets se sont succédé à un rythme soutenu tout au long de l’après-midi. En effet, au lendemain de la marche blanche, les agriculteurs des abords de Charleville s’étaient déplacés nombreux, pas tant pour obtenir des solutions qu’échanger entre eux.

 

L’union fait la force

Il n’était pas possible de passer à côté DU sujet du moment: les SNA. Force est de constater que des précisions et des éclaircissements sont encore nécessaires, tant la panique suscitée par le sujet est intense. Jean Schneider, président du Canton de Charleville, dédramatisait le sujet, et insistait sur la nécessité d’éviter tout amalgame entre SNA, SIE et BCAE7. Les intérêts des unes et des autres étant parfois antipodiques, mais avec les réglementations européennes, on a l’habitude… Quoi qu’il en soit, en cas de doute ou de question, n’hésitez pas à vous rapprocher du service PAC de la FDSEA et à consulter les articles déjà parus dans Agri Ardennes.

Patrick Jacquemart, président du canton de Mézières, revenait sur la terrible crise que traverse le métier en ce moment : « le contexte est tendu et le problème est global », commentait-il.

« Pour en sortir, on ne peut compter que sur le marché intérieur », avance-t-il.

Un participant ajoute que la concurrence entre coopératives est anormale, avant de rappeler que les coop sont des instruments créés par la profession pour la profession.

Dans la salle, les questions fusent également sur les différences de prix entre les laiteries. « Le prix de marché, explique Eric Labbé est à 270 €. Ceux qui payent plus puisent dans leur caisse. »

Aucune inquiétude démesurée toutefois pour le sort des laiteries, il n’est un secret pour personne que les sommes allouées pour atténuer les effets de la crise n’ont pas été reversées aux producteurs. « Il serait pourtant facile, martèle un adhérent, pour le gouvernement ou l’Europe, de vérifier, et sanctionner, si besoin.»

« Nous sommes un syndicalisme de défense des paysans, rappelle Thierry Huet. Nous devons réfléchir et préparer demain. Nous devons revenir sur notre modèle de l’élevage. Nous l’avons défendu, mais force est de constater que ce n’est pas celui que nous voulons, parce que plus on aura de contraintes, plus on va industrialiser. »

« Il faut aussi faire attention à ne pas se désolidariser entre nous. Nous ne sommes pas responsables de l’arrêt des producteurs de lait, c’est pourtant le message que l’on entend, rappelle-t-il. Nous avons toutefois le devoir de les accompagner autant que cela est possible.»

« La force du syndicalisme, c’est le nombre. Si on avait été tout seul avec notre banderole, on ne valait rien. »

L’image de tous les syndicats unis est une excellente chose pour le métier, et les retours de la manifestation sont excellents.

« Cette mobilisation avait deux buts, précise Thierry Huet : exprimer et faire exprimer. En cela, c’est une totale réussite. Plus on va s’individualiser, plus la profession va être fragile, et c’est le but de certains : méfiance ! », tonnait le Président de la FDSEA.

 

Tuer une mouche avec un marteau pilon ou mettre un pansement sur une jambe de bois ?

Après un point sur les aides exceptionnelles de la cellule de crise, des questions légitimes se posent sur l’année blanche.

« Elle n’est pas toujours la solution optimale, explique le président de la FDSEA, elle doit être examinée au cas par cas, suivant votre situation, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre établissement bancaire, qui vous proposera la solution la plus adaptée. »

Ici comme un peu partout ailleurs dans le département, la zone vulnérable s’étire, totale ou partielle et apporte son lot de questions et d’angoisses.

« La liste définitive sera connue en 2016 », précise Catherine Charlier. Prudent, un exploitant suggère de diminuer les effectifs d’animaux plutôt que de refaire du béton.

Suite au chantier de l’A304, le remembrement est en cours depuis 2012. Tout le monde commence  à trouver le temps long, d’autant que le dossier est en dormance depuis 6 mois maintenant. Apparemment, une enquête est en cours pour créer des chemins et des compensations. Patience, donc…

« C’est en période de crise qu’on a le plus besoin de préparer l’avenir», conclut Thierry Huet.

Catherine VADEZ

l'élevage Porcin: parlons-en !!

Nos batiments d'élevage

Toutes les émissions dans la médiathèque