Secouer le canton, sinon la pulpe elle reste au fond !

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Publié le 4 février 2016 :

«Lors de cette année écoulée, le désespoir et la colère nous ont conduits à nous rendre devant les laiteries du département, chez Bigard, devant les grandes surfaces et les administrations », déplore le président du syndicat cantonal de Chaumont-Porcien, Philippe Samyn. Toujours prompts à se mobiliser, les exploitants du canton sont cependant restés perplexes quant à l’utilité, mais surtout la finalité de telles actions. Thierry Huet, rappelle que la base du syndicalisme est justement de mobiliser les acteurs de terrain. « Nous ne sommes pas une armée de sourds », martèle-t-il. L’objectif des AG de canton est aussi de pouvoir nous faire remonter vos ressentis, qu’ils soient positifs ou négatifs, afin que l’on aille dans la même direction.

 

La force du nombre

Se regrouper pour être plus fort, était aussi en filigrane du thème cantonal : comment développer un groupement d’employeurs local ? André Sarazin, responsable professionnel du service emploi à la FDSEA, regrette que les lois sur l’emploi soient faites pour les grandes entreprises, alors que les deux tiers des salariés sont issus des petites et moyennes entreprises. Quelques exploitants se sont déjà regroupés dans le Nord-Ouest du département afin de mutualiser leur main-d’œuvre. La FDSEA rappelle qu’elle est à la disposition des exploitants par le biais de son service emploi afin de les soutenir dans leurs démarches administratives. Attention à cocher les bonnes cases, les documents à remplir au niveau des employeurs sont de plus en plus complexes et s’informatisent. Depuis 2001, les employeurs ont l’obligation de remplir le Document Unique d’Évaluation des Risques  dans le cadre de la réglementation sur la santé et la sécurité au travail. Jusqu’alors, il existait des documents papiers et souvent compliqués à remplir, produits par la MSA. Il y a 2 ans, s’est ajoutée l’obligation de remplir les fiches d’exposition à certains risques professionnels pour chaque salarié. Et l’an dernier, est apparue la notion de fiche "pénibilité" qui est en train de se mettre en place. Face à cette multiplication des obligations, la FNSEA a considéré qu’il fallait créer un document informatisé, unique et simple à remplir appelé SYSTERA. L’objectif est de favoriser la tâche des employeurs de la branche agricole.

 

Deux ans auparavant, à cette même assemblée, la demande émanant du terrain, était claire : « Nous voulons des pulpes ! » Eric Labbé, président du SDPL avait alors pris le dossier à bras le corps et, fort des 22 000 tonnes de demandes totales des exploitants ardennnais, avait même réussi à avoir « du rab’ » soit 28 camions supplémentaires réservés uniquement aux adhérents demandeurs. « Nous allons continuer cette opération pulpe l’année prochaine en allant vers la contractualisation. N’hésitez pas à vous faire connaitre si vous souhaitez accéder à d’autres co-produits, comme les drèches, car nous avons besoin de connaitre la quantité voulue afin de négocier les prix au mieux », appelle de ses vœux le président du SDPL. Nous avons besoin de vous afin de vous proposer les services dont vous avez le plus besoin argumente Thierry Huet. D’ailleurs un questionnaire est mis à disposition des exploitants durant les 18 assemblées générales de canton... afin que d’autres opérations de cette ampleur puissent voir le jour.

Philippe Samyn rappelle que 2017 ne sera pas qu’une année d’élection nationale, mais elle va aussi être une année d’élection cantonale avec le renouvellement des délégués communaux et du président de canton. Ne doutons pas que ce canton dynamique, porté par une équipe motivée et constructive, continuera à se mobiliser.

 

L. DENIS

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