Ne pas promettre la lune, mais tout faire pour l’atteindre !

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Publié le 2 février 2016 :

Après un bilan des actions 2015, fait de constats amers, mais qui malheureusement reflètent l’humeur du terrain, le  président du syndicat cantonal de Flize, Jean-François Baelden s’est interrogé quant à la suite à donner au mouvement. « Ça bouge en Bretagne, avec les bonnets roses, et nous on s’y remet quand ? » « C’est fini le temps où on débarquait à 5000 exploitants dans les rues et l’on obtenait gain de cause », regrette Thierry Huet, président de la FDSEA. Désormais, il faut se battre dans le feutré, en se prenant par la main. Citons comme initiative ce que fait actuellement la FNPL avec la mise en place d’une charte laitière de répartition des valeurs. Alors que les cours du lait se sont effondrés ces derniers mois, la Fédération propose à l'ensemble des acteurs - producteurs, industriels et distributeurs - de « mieux partager les risques et de créer de la valeur ajoutée pour tous » car « la volatilité n'est pas le problème des producteurs uniquement, ce doit être le problème de la filière toute entière. Le but est de la faire signer au plus grand nombre principalement au niveau de la grande distribution afin de rechercher un partage équitable de la volatilité, afin de pérenniser les exploitations laitières françaises, en garantissant les prix payés aux producteurs », informe alors Eric Labbé, président du SDPL.

 

Natura 2000 : Contractualiser oui, mais attention aux petites lignes

Thierry Mercier, président du syndicat cantonal d’Omont a voulu sensibiliser les exploitants de son canton aux dispositifs d’aide lancés par la communauté de commune des Crêtes Préardennaises au travers de son plan Climat Energie Territorial.  Son ambition pour 2020 est de couvrir 100 % des besoins énergétiques en énergie renouvelable. Un programme d’aides à l’investissement de 25 % du montant hors taxe, plafonnée à 1000 € pour l’installation de matériel suivant : récupérateur de chaleur, pré-refroidisseur à lait, chauffe-eau thermodynamique. Ces dispositifs permettraient d’atteindre une économie d’énergie de 12 à 25 %. Car en production laitière, l’électricité représente parfois plus de la moitié de la consommation

d’énergie directe du bâtiment. La facture d’électricité est donc conséquente pour les éleveurs et peut être réduite en limitant la consommation du tank à lait et du chauffe-eau.

Maïté Rollet, chargée de mission à la communauté de commune, a également présenté le programme LEADER. Il s’agit d’un programme européen qui vise à faire des territoires ruraux des pôles équilibrés d’activité et de vie. Ce programme permet de soutenir des actions locales s’inscrivant dans une démarche de soutiens à l’économie rurale, comme développer le service à la personne et la vente directe. « La vente directe c’est une niche, on ne soutient plus que ça maintenant, mais cela concerne combien d’agriculteurs sur tout le département? s’interroge à juste titre un exploitant présent.  D’autant plus que c’est l’argent du premier pilier qu’ils nous ont retiré pour mettre uniquement à quelques-uns. »

Le territoire des cantons de Flize et Omont est au cœur d’un site à chiroptères de la vallée de la Bar.  Cela représente 2 230 hectares et concerne 56 exploitations avec au total une SAU moyenne de 155 ha. L’objectif de Natura 2000 est de préserver l’habitat de ces espèces et de maintenir leur population dans un bon état de conservation, voire d’améliorer celui de certaines espèces en situation défavorable, tout en garantissant la pérennité des activités humaines, notamment agricoles et forestières, sur le site.  Au niveau de Natura 2000, trois outils contractuels sont donc possibles suivant le cas : tout d’abord la charte Natura 2000 invite chacun à prendre connaissance des enjeux locaux de prise en compte de la biodiversité et propose aux acteurs du territoire de s’engager dans la mise en œuvre d’actions, d’initiatives favorables à la préservation de la biodiversité.

L’adhésion à la charte n’est pas rémunérée mais ouvre droit à une exonération de la taxe sur le foncier non bâti. Puis le contrat Natura 2000, mais qui ne peut engager que des parcelles en milieu forestier, non agricoles mais qui est rémunéré. Ou contractualiser sous forme de MAEC à enjeux localisés sur des parcelles déclarée à la PAC. « Au niveau syndical, nous avons mis en garde les exploitants sur le fait qu’un contrat les engage sur plusieurs années. Il faut donc être bien attentif en ce qui concerne les contraintes que la contractualisation entraînera. Car le respect des engagements sera soumis à contrôle » précise M. Cousin, secrétaire général de la FDSEA des Ardennes. « C’était d’autant plus vrai cette année que les contrats signés en mai 2015 ne sont toujours pas payés. Le seront-ils avant que l’on resigne pour 2016, rien n’est moins sûr », se désole Thierry Huet.

 

L. DENIS

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