AG du syndicat cantonal de Machault

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Publié le 21 janvier 2015 :

Les incendies, un fléau que l’on peut prévenir

 

Un été chaud et sec a permis cependant de bonnes moissons, mais a déclenché de nombreux départs d’incendie dans les champs et les hangars de stockage. C’est pourquoi Jean-Louis Rolland, président du syndicat cantonal de Machault, a décidé de mettre son assemblée générale sous le signe de la prévention des risques incendie. Mathieu Luzurier, spécialiste de la prévention des risques chez Groupama, a donc donné quelques conseils aux adhérents présents.

La prévention est indispensable car en France chaque année 800 personnes décèdent dans des incendies. Dans notre département on a dénombré pas moins de 1434 incendies en 2014. Pire, on observe une recrudescence de 2 %. Quelles en sont les causes ? Indirectement, la crise que nous connaissons incite les gens à faire leurs travaux eux-mêmes, sans forcément recourir à une vérification des installations par la suite. Les entretiens des systèmes de chauffage ne sont plus faits régulièrement non plus. Pour rappel, le ramonage d’une cheminée doit être fait deux fois par an.

Alors, comment agir pour prévenir les départs de feu ? Il faut agir  ou supprimer l’un des trois éléments nécessaires aux mécanismes de la combustion,  ce qui favorisera l’extinction de l’incendie ou, tout du moins, en atténuera les effets. Oter le combustible facilite l’extinction par manque de matière à brûler ; Agir sur le comburant qu’est l’oxygène de l’air facilitera l’extinction par étouffement, comme quand on met une serpillère humide sur une friteuse en feu étouffe le foyer d’incendie. Retirer l’énergie d’activation stoppe le développement du feu par refroidissement.

Les causes des incendies sont multiples mais on constate bien souvent les mêmes : une cause technique comme un appareil mal entretenu ou une installation pas assez sécurisée ; un tiers des incendies ont une origine électrique. Une cause humaine que ce soit de la négligence (casserole sur le feu) ou de la malveillance. Et enfin une cause naturelle comme la fermentation des végétaux.

Au sein des exploitations quelques gestes de prévention sont conseillés, comme laisser 10 mètres entre chaque bâtiment afin d’éviter la propagation d’un incendie ; éloigner le matériel du fourrage ; mettre en place au moins un extincteur facilement accessible par bâtiment ; faire vérifier ses installations électriques.

 

Mieux communiquer pour se faire comprendre

Le feu couvait déjà depuis bien longtemps dans les campagnes quand, cet été, la FDSEA a décidé de multiplier les actions coup de poing. Ces actions, et notamment le fumier sur les parkings des supermarchés, ont été mal perçues par le grand public. D’autant plus que les syndiqués n’avaient pas toujours l’argumentaire pour faire face aux réprimandes des consommateurs.

« Pour cette action, on a mobilisé plus de 100 paysans pour un total de près de 1000 tonnes de fumier, le tout en une nuit », précise Thierry Huet. Mais en effet, la communication est primordiale dans le cadre de ce genre d’action, tant vis-à-vis des adhérents et des délégués communaux, mais surtout au niveau du grand public afin que les revendications soient connues, comprises et acceptées par le plus grand nombre.  Il faut être d’autant plus clair dans nos revendications, si l’on veut que les réponses soient à la hauteur de nos attentes.

A l’heure où on s’éloigne de la base en faisant passer notre région de 4 à 10 départements, le monde agricole doit prendre ses responsabilités car on a besoin que les rapports de force s’équilibrent.  La ruralité s’appauvrie, le niveau départemental n’est plus force de proposition. Nous avons en face de nous des opérateurs locaux, mais qui ne sont plus les décideurs. Cependant, grâce à la pression de la profession et de la FDSEA, nous avons obtenu que le pôle agricole de la grande région Est ne s’exile pas à Strasbourg, mais reste bien à Châlons.

 

L. DENIS

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