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Publié le 02 Février 2016 :

En présence de Jean-Luc Warsmann et d’un public nombreux, Jean-Yves Jonet, Président du syndicat cantonal de Mouzon dresse le bilan sans complaisance de l’année écoulée : 2015 n’a pas été bon, 2016 ne sera pas meilleur.

Présentant le programme des mois à venir, et revenant sur cette crise terrible que traverse l’agriculture, Thierry Huet, président de la FDSEA, exhorte ses collègues à la solidarité, à rester debout dans l’adversité : « On n’est pas des vendeurs de rêve », prévient-il…

 

Des réformes et des changements

Une réforme du système de cotisations a été lancée voilà quelques mois. Responsable professionnel en charge du dossier, Jean-Yves Jonet en fait la présentation : « Il n’y aura désormais plus de cotisation personnelle, mais une cotisation à l’exploitation. Il n’y aura plus de cotisation à l’hectare, mais par tranche d’hectares. Cette réforme nous semble plus juste, et devrait limiter les sous déclarations… », justifie le président cantonal.

« Quand on est en crise, on serre tous les boulons, on cherche toutes les économies possibles, lance un participant, la cotisation fédé et le contrôle de performance sont les premiers postes à en faire les frais».

«Les jeunes ne sont pas motivés pour cotiser », ajoute un autre…

« Je sais, assure Thierry Huet, mais, d’une part, dans la réforme des cotisations, une case est destinée à mentionner la cotisation JA, elle sera versée automatiquement au syndicat des jeunes. D’autre part, il faut savoir ce qu’on veut faire sur les 40 prochaines années, et l’impasse sur la cotisation n’est qu’une économie à très court terme… »

Une déléguée s’étonne que les cotisations des anciens soit arrivées directement, alors que traditionnellement, elles sont ramassées en même temps que les cotisations du village.

 

Des résultats et des projets

Le contrôle technique est obligatoire sur les engins de levage, que l’on ait un salarié ou pas. Chaque année, ou tous les six mois suivant la situation salariale de l’exploitation. Un débat s’ensuit sur le bienfondé de la chose, mais face aux expériences des uns et des autres, il semble sage de satisfaire à cette obligation. Ainsi, le canton de Mouzon est intéressé par le partenariat FDSEA/FD CUMA afin de réaliser des contrôles groupés, comme cela avait été fait par la FDSEA voilà quelques années. Tous sont aussi d’accord pour mener d’autres projets en termes de sécurité : contrôle technique des extincteurs et des installations électriques sont les premiers exemples de cet inventaire à la Prévert.

Parmi les travaux aboutis de cette année 2015, le dossier pulpes. Plusieurs participants à la réunion, ont pu en bénéficier.

L’action semble avoir satisfait tout le monde et les éleveurs attendent plus : des achats groupés sur les drèches de blé, de brasserie, des consommables agricoles, du fuel…

La présentation de la nouvelle carte zone vulnérable suscite un mélange d’incrédulité et de résignation. « Le problème, concède Jean-Luc Warsmann, c’est la déviance de réglementation entre l’Europe et la France, avec cette manie franco-française, mainte fois constatée, d’ajouter de l’indicible à l’incompréhensible, c’est toute l’agriculture française qui est pénalisée… Forcément, ajoute l’élu, on s’est mis un boulet à chaque pied, on court moins vite...»

 

Le canton de Mouzon dans la Grande Région

Les représentants FDSEA félicitent Jean-Luc Warsmann pour sa récente élection et le remercient d’avoir pris en considération les désidératas des agriculteurs : l’Agriculture reste à Châlons, et Pascale Gaillot, ardennaise, épouse d’agriculteur et désormais présidente de la Commission agricole à la grande région, sera une alliée précieuse, et incontestablement, une femme de terrain.

« Je ne sais pas si cela doit vous rassurer, mais dans toutes les professions, le maître mot est ‘Tenir’».

Venu présenter notre nouvelle région, Jean-Luc Warsmann explique que les compétences changent complétement. Il y aura plus d’action économique dans les départements. Le FEADER, par exemple, passe à la nouvelle région. Il va donc falloir trouver le moyen de faire tomber l’argent de la PAC pour l’agriculture par ce biais.

« Il va nous falloir harmoniser les dispositifs dans tous les domaines, poursuit-il, mais l’option qui a été retenue est la meilleure pour les Ardennes. Certes, il faut faire sa place, mais cette nouvelle grande région ne peut que nous tirer vers le haut. »

Il va falloir travailler, assure le représentant de la grande région, mais dans certains domaines, tels que l’emploi et Internet, le terrain est le plus apte à gérer.

Le premier grand chantier sera la fibre optique, il ne faut pas faire la bêtise qui a été faite avec la téléphonie…

« Face à de tels projets, on sera force de proposition, assure Thierry Huet, on saura dire quand ça va, mais aussi quand ça va pas.»

Et puis, pour être agriculteur, on en est pas moins citoyen, et tous les dossiers de notre monde touchent les participants : les mariages entre communes suscitent les fantasmes le plus extravagants : chasse, eau, impôts… Jean-Luc Warsmann explique, clarifie, rassure.

« On est tous conscient des difficultés, conclut-il, mais, de grâce, gardez espoir. »

Catherine VADEZ

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