AG du syndicat cantonal de Givet

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La quinzaine de producteurs du canton a répondu présent à l’appel d’Hubert Jusnot.

Publié le 20 janvier 2014 :

S’installer en élevage laitier : au final, un bon coup.

La conjoncture laitière fut la préoccupation majeure de l’assemblée générale du syndicat cantonal de Givet, présidée par Hubert Jusnot le jeudi 16 janvier.

« Il faut maintenir cette production sur nos territoires », martèle Thierry Huet, secrétaire général de la FDSEA des Ardennes.  « Si l’année à venir est comme 2013, ce n’est pas encourageant » déplore un adhérent. « On est en droit d’être optimiste. Depuis 2009, le prix moyen du lait n’a cessé d’augmenter. Pour preuve, le prix de 2013, n’avait jamais été atteint jusque là. » rassure Eric Labbé, président du SDPL.

Produire du lait en flux constant, est-ce la solution ?

« On a remarqué que les producteurs Belges  avaient un prix du lait qui était plus avantageux que de l’autre côté de la frontière » s’interroge un adhérent de la pointe. « Oui, mais nos voisins produisent en flux constant. Quand le prix du lait monte, mais aussi quand le prix baisse. Ils sont plus réactifs, dès qu’une hausse se fait sentir. De plus, c’est le marché qui nous mène, on a un effet de lissage du prix payé à l’éleveur Français dû au tunnel mis en place par l’interprofession. » précise Eric Labbé

La production laitière se caractérise par une forte saisonnalité de ses livraisons, elle connaît une période de forte production de décembre à mai et un creux sur les mois de juin à septembre. Ainsi, cette répartition inégale n'est pas sans conséquence sur la filière.
En période d'excédents, tout le lait ne peut être transformé en produit de grande consommation et le surplus fini en produits industriels (beurre et poudre de lait), alors que pendant les mois déficitaires, les usines doivent acheter du lait au prix fort.

« C’est pour cela que les transformateurs poussent les éleveurs à produire en flux constant. Mais réfléchissez-y par rapport à votre exploitation », explique Eric Labbé, car cela ne sera pertinent que si l’exploitant y trouve un intérêt économique. Les aliments supplémentaires qu’ils faut racheter, les charges qui augmentent, lissent bien souvent le gain qui peut être fait.

Donner envie aux jeunes, une obligation pour pérenniser le secteur.

« Le marché à long terme est porteur, je suis résolument optimiste, rien ne remplacera cette matière première, fondamentale pour l’alimentation qu’est le lait » rassure Eric Labbé.
De plus, le monde de l’élevage crée de l’emploi, on permet l’installation de jeunes par un moindre coût de reprise contrairement à une reprise d’exploitation céréalière.

« Il faut imaginer le modèle de demain pour que le monde de l’élevage soit plus attractif, et cela commence par le fait de ne pas dénigrer notre propre métier, afin que les jeunes se sentent confortés dans cette aventure qu’est l’installation aujourd’hui » insiste Thierry Huet.

Le président du SDPL rappelle que cette structure indépendante à besoin d’hommes et de femmes volontaires prêts à s’engager, afin de défendre les intérêts des producteurs de lait, et en appelle aux bonnes volontés.

L. DENIS

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