Syndicats cantonaux de Carignan et Mouzon

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Publié le 5 décembre

Production laitière : Jouer sur les charges pour palier un prix du lait bas.

« L’année climatique a été chaotique, le gel de l’hiver, ainsi que les précipitations d’avril à fin août qui n’ont pas facilité les récoltes. Malheureusement, La qualité du maïs s’en est ressentie, ce qui a influé sur la croissance des bêtes » déplore Pierre Pelzer, président du syndicat cantonal de Carignan. « Même si le prix des céréales a augmenté, le prix des aliments a suivi, ce qui n’a pas permis de dégager une marge supplémentaire par rapport à l’année dernière » complète Jean Yves Jonet, président du syndicat cantonal de Mouzon.

« Sur 100€ de dépense alimentaire d’un ménage, 8 € seulement parviennent aux producteurs, c’est inadmissible » déplore Philippe Baudet. Les distributeurs et les grandes surfaces sont les principaux bénéficiaires des marges, il n’est pas acceptable que les agriculteurs soient la variable d’ajustement.

Daniel Louazel, technicien à la Chambre d’Agriculture a donné quelques leviers afin de permettre aux éleveurs laitiers de tirer le plus de marges possible. Grâce à des études réalisées sur des fermes de référence, quelques pistes ont été approfondies. Telles que l’optimisation, ou l’agrandissement des bâtiments existants, la possibilité augmenter la part des concentrés dans l’alimentation, ou l’ augmentation de la part de maïs, ou construire un bâtiment neuf.

L’idéal est de jouer sur les places encore disponibles, pour optimiser un bâtiment déjà amorti, ou en cours d’amortissement. La valorisation intelligente du pâturage est également un pari gagnant. Un kilogramme d’herbe ingéré par une vache, est trois fois plus rentable que de faire pâturer des bœufs. Ceci se vérifie d’autant plus s’ il s’agit d’ensilage. Jouer sur les concentrés n’est pas la piste la plus favorable au vu de la conjoncture actuelle. L’augmentation de la part de maïs n’est pas non plus la bonne solution, car dans notre département, tous les éleveurs ne sont pas égaux face aux possibilités d’implanter du maïs.  « D’autant plus que l’on n’est plus libre de retourner nos pâtures » argumente un exploitant. « Le prix du lait était de 295 € en 1989, et il est aujourd’hui de 300€ » démontre un autre exploitant. Comment faire face avec un prix du lait aussi bas, quand les charges ne cessent d’augmenter ?

Jean-Luc Warsmann, Député des Ardennes, a tout a fait conscience de la situation dans laquelle se trouve l’élevage aujourd’hui. La communauté de communes des trois cantons, soutient les exploitants en prenant en charge les diagnostiques énergétiques, afin de trouver des solutions pour baisser les charges.  «  Il faut redonner de la compétitivité à nos agriculteurs » Le député des Ardennes s’y emploie au sein du parlement, en travaillant sur la simplification et la sur-transposition du droit Européen en droit Français.

L. DENIS

Conséquences des inondations de printemps

Drôle de récolte

Toutes les émissions dans la médiathèque