Syndicats cantonaux de Le Chesne et Tourteron

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Publié le 18 décembre 2012

La représentativité du monde agricole est indispensable pour faire entendre notre voix.

La tuberculose  était en préambule de l’assemblée générale des syndicats cantonaux de Le Chesne et Tourteron. Pourtant non affectés directement par une des deux contaminations que le département a connu cet été, certains agriculteurs des deux cantons, sont cependant riverains de pâture avec l’un des deux cheptels touchés. En effet, à partir de janvier, on rentre en protocole, comme le précise Thierry Huet, secrétaire général de la Fdsea. Environ 106 cheptels vont être contrôlés en tuberculine. Cette analyse par IDC sera faite sur les animaux de plus de 24 mois. Rentreront dans ce protocole, les riverains de pâture dans un périmètre de deux kilomètres autour des deux foyers et les exploitations ayant eu des contacts commerciaux depuis plus de 10 ans. Frédéric Bauda, président du syndicat cantonal de Tourteron, précise que lors de la réunion d’information aux agriculteurs, a été soulevé le problème d’exploitants qui ne mettent plus de bêtes dans les prairies avoisinantes depuis plusieurs années, voire des animaux de moins de 24 mois , et dont l’exploitation serait tout de même soumise à la campagne de test. On est toujours, à ce jour, en attente d’une réponse de l’administration. « Les 106 exploitations concernées vont servir de parafoudre », déplore Frédéric Bauda. La crainte des services sanitaires est que l’on dépasse les 0.1 % de contamination au niveau départemental. Cette moyenne est évaluée sur 5 ans. Les conséquences à l’export seraient catastrophiques, précise Didier Varlet, président du syndicat cantonal de Le Chesne.

Si l'urgence sanitaire impose des mesures, ces dernières sont souvent radicales et difficiles à vivre pour les éleveurs touchés, tant au point de vu psychologique, que financier, et en terme d’organisation de travail. Il est donc primordial de rester solidaire avec les éleveurs touchés.

D’autant plus que la source de contamination reste à définir. Les deux exploitations n’avaient aucun lien épidémiologique entre elles. Pour l’une , la question de la contamination par le gibier à été mise en avant par la profession. Après d’âpres discussions avec les services vétérinaires, une analyse sur un sanglier est en cours, on attend les résultats.

Dégâts de sanglier : trop c’est trop !!!    

L’emblème du département est décidément décrié en ce moment. Les dégâts qu’il a infligés cette année aux cultures et aux prairies, n’est plus supportable, martèle Frédéric Bauda. De 300 000 € l’année dernière, on est passé à 550 000€ d’indemnités en 2012. Il ne faut pas oublier que l’on est malheureusement un département frontière. La Belgique a changé récemment sa réglementation, et a interdit les parcs à gibier. Ce sont donc prés de 800 sangliers qui ont été relâchés dans la nature explique Thierry Huet. L’interdiction d’agrainage chez nos voisins, risque aussi d’avoir une influence sur la recrudescence des dégâts.

On a de moins en moins d’influence dans les comités de pilotage, car les agriculteurs sont absent. On se doit pourtant d’être là, si l’on veut que la profession soit entendue.  Grâce à la pugnacité de certains responsables professionnels, la pression sur les chasses du département restent constante. A tel point que l’on a obtenu jusqu'à 10 à 15 % de réattribution de bagues supplémentaires avec l’obligation de 90% de résultat. Si le problème persiste, on ira jusqu'à la battue administrative.

« Oui, on a obtenu des bagues supplémentaires, mais ce sont des bagues pour des petits sangliers, et non pour des gros », précise un agriculteur.  Frédéric Bauda rassure l’assemblée sur le fait que cette disposition sera modifié pour 2013. « Il faudrait imposer un nombre minimum de jours de chasse dans les Ardennes, afin de descendre le nombre de sangliers à un niveau acceptable».

L. DENIS

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