Syndicat cantonal de Signy l'Abbaye

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intervention de M. Louazel, technicien Chambre d'Agriculture

Publié le 19 Novembre

« Ce fut une année mouvementée sur le canton de Signy-l’Abbaye », a déclaré Eric Morlet, Président du Syndicat cantonal. La ligne RTE à 400 000 Volts qui traverse de part en part le canton, fût et demeure une source d’interrogations et d’inquiétudes pour les agriculteurs du secteur. De même le projet d’extension de la zone vulnérable vers Lallobe, Dommery, Thin le Moutier, et Signy-l’Abbaye pourrait engendrer des contraintes supplémentaires que les exploitants ne veulent plus subir. D’autant plus que ce projet d’extension ne se justifie en rien, car les derniers prélèvements en eau potable effectués démontrent un taux de nitrates bien inferieur au taux maximum, souligne Philippe Baudet, Président de la FDSEA des Ardennes.

Quelles solutions pour palier la hausse des coûts alimentaires ?

Telle était la question posée à Daniel Louazel, Technicien à la Chambre d’Agriculture des Ardennes. Reconsidérer la place de l’herbe dans le système d’exploitation est une piste importante dans la diminution des coûts de production. Quand le pâturage des vaches laitières est possible, c’est autant de soja économisé. Par exemple, pour 10 ares de pâturage au printemps, c’est 5kg de Matière sèche de Maïs et 1 kg de soja en moins sur la période. Ainsi, cinquante vaches laitières sur cinquante jours de pâturage, équivalent à 2.5 tonnes de soja, soit environ 1250€ économisés.

Un adhérent présent souligne l’importance de faire pâturer les vaches au bon stade et dans de bonnes conditions pour que ce système d’exploitation soit optimum. Daniel Louazel acquiesce et complète en argumentant sur l’utilisation de l’ensilage d’herbe en complément du maïs. Soit de 25 à 50 % de la ration en fonction du niveau de production souhaité.

Par contre, lorsque la valeur alimentaire de l’herbage est moyenne, une complémentation en céréales est nécessaire.

Cultiver de la luzerne à la place du maïs est-il intéressant ? interroge M. Philippe Baudet. S’il s’agit de petite surface, ca sera plus gérable. Car cette culture demande du temps de travail pour l’implantation et il faut pouvoir assurer les trois ou quatre coupes de l’année. L’impact économique sera intéressant en fonction du prix des autres aliments tel que le blé, le soja, ou la paille.

Pour 2012, la valeur sûre reste le tourteau de colza. Son prix étant bien inférieur de 80% à celui du soja. Il a l’avantage également d’être très riche en phosphore, ce qui est non négligeable au vu des coûts des engrais.

« Sans compter sur le sentiment de satisfaction quand on peut autoproduire son propre aliment pour le bétail. » souligne Sébastien Loriette, tête de liste FDSEA pour les élections Chambre. Cependant, comme le souligne Daniel Louazel, il convient de se poser des questions : Faut-il rechercher, dans un tel contexte de prix, les derniers litres produits ?

"Ne faudrait-il pas favoriser la consommation de bon fourrages, plutôt que la consommation de concentrés ?"

« Il ne faut pas hésiter à remettre en cause ses méthodes de travail » complète Philippe Baudet

En effet, M. Louazel, souligne que de simples aménagements peuvent faire gagner beaucoup : Comme le fait de peser les rations afin de donner le bon dosage, en accompagnement à des analyses régulières de ses aliments.

L. DENIS

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