Syndicats cantonaux de Vouziers et Attigny

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présentation des projections faites sur des fermes de référence.

Publié le 21 novembre

Après quotat : Faire plus de lait, pour quelle rentabilité ?

S’était la colère et le dégoût qui primait ce mardi à l’assemblée générale des cantons de Vouziers et d’Attigny.

 « On est plus que deux éleveurs laitiers sur la commune, se désole Pascal Colson, Président du canton de Vouziers  alors qu’historiquement, c’était la commune la plus laitière du canton » Malgré la passion de l’élevage et de la production laitière qui l’anime toujours, cette situation est pesante.

Philippe Baudet déplore que cette année on a subi beaucoup de cessation partielle de gros quotas qui ont gonflé les chiffres des litres de lait cédés. Daniel Louazel, technicien à la Chambre d’agriculture dédramatise en expliquant que les Ardennes sont le département du grand est, qui a le moins fait de demande de cessation laitière cette année.

« Attention, prévient Daniel Louazel, il faut bien y réfléchir à deux fois quand on fait cette démarche, car elle est irréversible. De plus, quand on arrête le lait (300 000 L) c’est 25 à 35 000 € d’Excédent Brut d’Exploitation qui disparaît ».

« La fin des quotas risque-t-elle pas de saturer le marché Français ? » demande un exploitant.  « Cela fait quinze ans que l’on a pas dépassé notre quotas », rassure Daniel Louazel. La demande mondiale est là, les producteurs arrêtent. Pourtant le prix du lait ne fait que de baisser, déplore Pascal Colson. Il faut que l’on raisonne sur des plages de temps beaucoup plus longues, explique Daniel Louazel, le prix du lait doit se juger sur le moyen, voir le long terme.

Charles Festuot, représentant des anciens exploitants à la FDSEA rappelle qu’il y a quelques années, les Pays Bas, ainsi que le Danemark s’enorguellaient de vouloir faire le quotas que les autres pays ne seraient pas prêt à faire. Mais au vu de la crise de 2008, ils se sont ravisés.

Le modele d’exploitation des pays de l’Est n’est pas transposable à nos exploitations Ardennaises argumente le technicien de la Chambre. Ca ne sera plus comme avant, constate Benoit Dave, vice président de la Chambre d’Agriculture, il faut prendre les devants afin de s’adapter pour demain.

Chaque exploitation est différente, il faut réfléchir et adapter les systèmes à son cas personnel.

Les éleveurs laitiers sont régulièrement soumis à des fluctuations imprévisibles des marchés du lait, tant sur les volumes à produire que sur les prix payés. Pour sécuriser les revenus, les éleveurs doivent sans cesse s’adapter et ajuster leurs  stratégies et pratiques en fonction de la situation du marché.

L. DENIS

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