Aléas climatiques: s'assurer de faire le bon choix...

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Publié le 2 décembre 2016 :

La seconde des réunions d’automne avait lieu à Douzy. Le thème « sortez couvert », pourtant très prometteur, n’a pas déplacé la foule des grands jours, ce qui n’altère en rien la qualité des interventions et la richesse des échanges.

Ainsi, Isabelle Halbin pour Groupama et Christophe Hubert pour le crédit Agricole, ont réussi un numéro de duettistes qui fut fort apprécié des participants : il n’était pas question de s’approprier des parts de marché ou d’étoffer sa clientèle : tous deux ont fait une présentation claire et précise de l’état de l’assurance récolte, de ses points forts et de ses limites. Une présentation très professionnelle, à 4 main, et d’une seule voix.

Voici les principaux points à en retenir : l’assurance climatique est un débat de fond, tant les avis divergent : la moitié au sud de la Loire voudrait une assurance obligatoire, la moitié nord est très attachée à maintenir la notion volontaire.

Ce thème va forcément s’inscrire dans les débats de préparation de la PAC 2020. Des grand pays agricoles, comme les Etats unis et le Canada ont déjà fait le choix du soutien à l’agriculture par la gestion des risques. En France, la baisse des aides va se poursuivre, et une demande très forte de différentes OPA, notamment la FDSEA et JA, qui souhaitent une prise en compte de l’aléa économique. La gestion des risques agricoles sera donc au cœur des débats de la PAC 2020.

Lors de l’exposé sur l’approche économique d’une exploitation, avec étude de cas concret, les échanges et questions n’ont pas manqué, permettant de partager les diverses expériences. Un maître mot : la proximité, en tout état de cause, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre conseiller dédié, pour faire le point, lui poser toute question que vous jugerez utile, faire remonter vos problèmes…

Afin de répondre aux évolutions réglementaires de 2016, sont apparus les « contrats socles ». Ils permettent d’assurer une culture en cas de « coup dur », avec un seuil de déclenchement à 30% et une franchise de 30%. Toujours subventionnable, la notion de prix maximum de niveau 1 est fixée chaque année, en lien avec les filières par le CNGRA (Comité National de Gestion des Risques en Agriculture). Le dispositif a été élargi aux principales cultures industrielles, pour les grandes Cultures, il faut assurer au moins 70% des surfaces.

L’assurance prairie : elle permet de compenser la perte financière liée au déficit de production fourragère. Elle est subventionnée à 65%, la franchise est personnalisée et l’indemnisation se déclenche automatiquement. Il est possible de couvrir les prairies temporaires, permanentes, ainsi que les légumineuses fourragères. L’exploitant n’a qu’à choisir le capital à assurer et le taux de franchise (de 10 à 50%)

L’assurance Grandes Cultures a, elle aussi, évolué : deux formules au choix et 15 évènements couvert, les mêmes pour toutes les compagnies, imposés par le ministère. Toutes les cultures sont couvertes pour tous les évènements.

Chaque sinistre doit être déclaré, y compris si une même parcelle est sinistrée plusieurs fois.

En tout état de cause, renseignez-vous auprès de votre assureur… et comparez…

Catherine VADEZ

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