Des missions syndicales
originales
Le syndicalisme agricole
s’inscrit dans la diversité et dans le vaste mouvement mutualiste qui s’est
construit de la volonté des hommes à s’unir et à se défendre
collectivement.
La F.D.S.E.A. des Ardennes conjugue des missions
multiples qui font l’originalité de son action. Fer de lance de la revendication
agricole, la F.D.S.E.A. se veut être aussi :
Une force de représentation
Le nombre de commissions, d’instances et
d’organismes dans lesquels la F.D.S.E.A. est représentée par ses responsables
élus, dépasse la cinquantaine.
Cette mission de représentation,
particulièrement exigeante en temps et en connaissance des dossiers, nécessite
la participation effective et active à plusieurs centaines de réunions chaque
année.
La représentation ne se limite pas d’ailleurs à assurer un mandat
syndical auprès des Pouvoirs Publics et des autres partenaires de la société
civile et économique.
Représenter les agriculteurs suppose en premier
lieu de connaître et d’exprimer fidèlement leurs aspirations grâce à une très
forte implantation de terrain.
Le fer de lance de la revendication
La revendication syndicale consiste à
amener les autorités publiques à mieux prendre en compte dans leurs arbitrages,
les propositions et les doléances des différentes catégories
socio-professionnelles. Il en va de même naturellement pour le syndicalisme
agricole qui cherche à faire valoir les intérêts spécifiques de la profession. A
une différence près toutefois, que la grève, largement utilisée comme moyen de
pression parmi le monde salarié, ne constitue pas un moyen de revendication
approprié pour les agriculteurs : les soins aux animaux et les travaux aux
champs ne peuvent attendre. Aussi, la F.D.S.E.A. a privilégié d’autres formes
d’actions : lobbying auprès des Pouvoirs Publics tant nationaux qu’européens,
opérations médiatiques de grande envergure, mais aussi les inévitables
manifestations de rues, pas toujours populaires dans l’opinion
publique.
Il est vrai que certaines de ces actions représentent une gêne
pour les usagers. Lequel d’entre vous n’a-t-il pas été la « victime » d’un
barrage de tracteurs installé inopinément par des agriculteurs mécontents ? Ces
actions ne sont jamais dirigées contre les usagers, mais il faut comprendre que
les agriculteurs n’en ont pas d’autres quand le Gouvernement reste sourd à leurs
revendications.
Si la F.D.S.E.A. est une organisation de lutte, elle
s’est également imposée comme un moyen efficace de régulation sociale et de
valorisation de la profession agricole.
Un lieu de concertation
et de proposition
La
F.D.S.E.A. est au carrefour des productions, des petites régions agricoles du
département, des différents types d’exploitation avec leurs réalités
spécifiques. Son organisation territoriale, par production et par catégorie
sociale en fait un lieu de débat privilégié où se côtoient l’éleveur et son
collègue céréalier, l’agriculteur de Champagne et celui du Plateau de Rocroi, le
jeune agriculteur qui vient tout juste de s’installer et son aîné à la tête de
son exploitation depuis de nombreuses années, le petit producteur et le chef
d’exploitation d’une ferme plus importante.
C’est à la F.D.S.E.A. que
s’échangent les idées, que se formulent les propositions, que se définissent les
revendications, synthèses des intérêts souvent contradictoires de tous les
agriculteurs du département.
Un organisme de services
La F.D.S.E.A. s’est fait une règle de ne pas créer des doublons
au sein des services administratifs des différentes Organisations
professionnelles agricoles du département, qu’elle a d’ailleurs souvent
contribué à mettre en place et à développer. Tout doublon constitue une charge
financière supplémentaire pour l’agriculteur. Néanmoins, la F.D.S.E.A. s’est
dotée de certains services administratifs, tant pour assurer efficacement la
défense de ses adhérents dans toutes les commissions administratives où elle est
présente, que pour les accompagner dans leurs démarches administratives et les
conseiller dans des domaines particuliers.
Le terrain de prédilection de
la F.D.S.E.A. s’est ainsi développé autour du conseil juridique et social, de la
réglementation des productions, de l’animation de terrain, et plus récemment
autour de la communication.