Zone vulnérable : le couperet est tombé

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Publié le 18 novembre 2015 :

Depuis l’annonce du Gouvernement, en juillet 2014, de sa volonté d’étendre les zones vulnérables de 3,4 millions d’hectares supplémentaires en France, le syndicalisme n’a eu de cesse de s’opposer à une approche dogmatique, injuste et inefficace du dossier nitrates.

La lutte a été acharnée : rencontre d’explication sur des exploitations, actions de sensibilisation notamment lors des journées de l’élevage de Sedan 2014, recours devant les tribunaux administratifs, manifestations, …

Pourtant, niant les arguments avancés par la profession, le gouvernement, enfermé dans une vision dogmatique, a mis en œuvre son projet.

Deux arrêtés signés le 13 mars pour le Bassin Seine Normandie et le 8 octobre pour le Bassin Rhin-Meuse ont élargi la zone vulnérable dans les Ardennes. Le combat de la FDSEA a, certes, permis le retrait de quelques communes du projet d’extension initial. Mais cela n’est pas satisfaisant.

 

La FDSEA ne cautionne pas !

« Que l’Etat assume ses décisions. » La réaction de la FDSEA est vive. A ses yeux, l’extension de la zone vulnérable n’est pas justifiée, ni dans la méthode, ni dans les objectifs. C’est une décision purement politique visant à satisfaire la commission européenne et les lobbies environnementalistes.

Le combat de la FDSEA n’est pas fini, mais il se déplace de terrain : faire en sorte que l’application de cette décision soit la moins pénalisante possible pour les exploitations, particulièrement les élevages qui sont les premiers concernés par cette extension, alors même que le secteur traverse une crise grave. « C’est à l’Etat  de mobiliser les moyens pour financer les travaux de mise aux normes imposés aux éleveurs », estime la FDSEA. Celle-ci ne désarme pas et considère que les communes qui ont amélioré leurs résultats en matière de qualité de l’eau doivent pouvoir être sorties de la zone vulnérable.

 

Les 84 nouvelles communes en zone vulnérable

 

Ce sont donc 84 nouvelles communes qui sont intégrées à la zone vulnérable « historique » des Ardennes comportant 112 communes. Mince consolation, dans certaines de ces communes, une délimitation au niveau infra communal est prévue en fonction des limites cadastrales ou d’éléments topographiques pertinents. Les autres (suivie d’un T dans les listes suivantes) sont classées en totalité.

 

Communes nouvellement zonées sur le Bassin Seine-Normandie

Apremont, Autry, Beffu-le-Morthomme, Champigneulle, Chatel-Chéhéry, Chevières, Cornay, Exermont, Fléville, Grandpré, Les Alleux, Longwé, Marcq, Montcheutin, Mouron (T), Olizy-Primat, Saint-Juvin, Senuc, Sommerance, Termes, Vaux-les-Mouron.

 

Communes nouvellement zonées sur le Bassin Rhin-Meuse

Amblimont, Aubigny-les-Pothées (T), Autrecourt-et-Pourron, Balan (T), Bazeilles, Beaumont-en-Argonne (T), Belval-Bois-des-Dames (T), Blombay, Bulson (T), Cernion (T), Chéhéry (T), Chèmery-sur-Bar (T), Cheveuges (T), Clavy-Warby (T), Dommery, Donchery (T), Fagnon (T), Fleigneux, Floing (T), Givonne, Glaire (T), Ham-les-Moines, Haudrécy, Illy, Le Chatelet-sur-Sormonne, l’Echelle, Lépron-les-Vallées, Létanne (T), Logny-Bogny, Mairy, Marby, Marlemont, Mouzon, Murtin-et-Bogny, Neufmaison (T), Neuville-les-This (T), Noyers-Pont-Maugis (T), Remilly-Aillicourt, Remilly-les-Pothées (T), Rouvroy-sur-Audry (T), Saint-Aignan (T), Saint-Marcel (T), Saint-Menges, Sedan (T), Sormonne, Sury (T), Thin-le-Moutier (T), This (T), Vaux-en-Dieulet (T), Vaux-Villaine (T), Villers-devant-Mouzon (T), Villers-sur-Bar (T), Wadelincourt (T).

 

P. Clausse

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